Couvreurs Nice Demander un devis
Prix et repères

Prix d’une gouttière au mètre : deux sources, un facteur deux d’écart

4 min de lecture

Une gouttière posée se facture entre 15 et 105 € par mètre linéaire selon le matériau. La fourchette est énorme, et cette fois la raison n’est pas seulement le produit : deux estimateurs sérieux se contredisent d’un facteur deux sur le PVC et sur l’aluminium. Cette page met les deux relevés côte à côte au lieu d’en choisir un, puis explique ce que la zinguerie recouvre vraiment, parce que la gouttière n’en est que la partie visible depuis la rue.

Chéneau de zinc reconstruit derrière un acrotère, soudures visibles, naissance posée et tuiles recoupées au bord

Le prix au mètre, et le désaccord entre les sources

Deux relevés du 5 août 2026, et ils ne disent pas la même chose. abctravaux publie en toutes taxes comprises, posé. Prix-travaux-m2 publie en hors taxes, pose comprise. Le passage de l’un à l’autre représente dix points sur un logement de plus de deux ans, ce qui n’explique en rien un écart de un à deux.

Le désaccord porte surtout sur le PVC et l’aluminium. Sur le zinc et le cuivre, les deux sources restent dans le même ordre de grandeur. La lecture honnête consiste à donner les deux colonnes et à laisser voir l’écart.

15 à 105 €/ml

L’amplitude complète, du PVC le moins cher chez une source à l’acier le plus cher chez l’autre. Le désaccord n’est pas une imprécision : il est réel.

Gouttière posée, au mètre linéaire. Deux sources relevées le 5 août 2026, reproduites sans arbitrage.
Matériauabctravaux (TTC, posé)Prix-travaux-m2 (HT, pose comprise)
PVC15 à 30 €/ml36 à 70 €/ml
Acier25 à 45 €/ml75 à 105 €/ml
Aluminium30 à 55 €/ml75 à 100 €/ml
Zinc35 à 60 €/ml42 à 85 €/ml
Cuivre70 à 120 €/ml120 à 245 €/ml

Ce que la zinguerie recouvre au delà de la gouttière

La gouttière est la seule pièce de zinguerie qu’on voit depuis la rue, et c’est pour cela qu’elle donne son nom à tout le lot. Le lot en contient quatre autres, et trois d’entre elles fuient plus souvent qu’elle.

  • Le chéneau : la gouttière encaissée derrière un acrotère ou dans l’épaisseur du mur, fréquente sur les immeubles anciens du centre. Elle ne se voit pas, elle ne s’inspecte pas depuis le sol, et une soudure ouverte y renvoie l’eau directement dans le mur.
  • La noue : le creux en zinc entre deux versants qui se croisent. Elle reçoit l’eau des deux pans, donc elle vieillit plus vite que le reste.
  • Le solin : le raccord entre la couverture et une souche de cheminée ou un mur qui la traverse.
  • La descente : le tuyau vertical, traité à la section suivante parce que les tarifs le traitent mal.

Un devis qui écrit zinguerie et un prix ne dit pas lequel de ces cinq postes il chiffre. Le détail complet est sur la page zinguerie et gouttières.

Une fourchette dit ce qui est plausible, jamais ce que vaut votre toit. Décrivez ce que vous constatez, la réponse sera chiffrée après visite.

Demander un devis

La descente, le poste que les tarifs oublient

C’est une bizarrerie des grilles de prix, et elle coûte cher au lecteur pressé. Pour la descente d’eaux pluviales, abctravaux ne chiffre que la fourniture : 10 à 20 € du mètre linéaire en zinc, 7 à 15 € en aluminium, main d'œuvre non comprise.

Comparer ce chiffre à une gouttière posée n’a donc aucun sens, et c’est pourtant l’erreur la plus fréquente quand on lit un devis. Une descente se fixe par colliers sur la façade, se raccorde en haut à la naissance et en bas au dauphin, et sur une façade de quatre niveaux dans une rue étroite, la pose est le poste principal, pas le tuyau.

Un repère complémentaire existe chez Dolum, qui traite la zinguerie comme un poste à part d’un chantier de couverture : 10 à 30 € par mètre linéaire. Ce chiffre bas correspond à une zinguerie simple intégrée à un chantier plus large, où l’échafaudage est déjà monté et payé par ailleurs. Il ne vaut pas pour une intervention isolée.

Ce qui décide vraiment du matériau

Trois critères, et le prix n’est que le troisième.

Le règlement d’urbanisme, en premier. Plusieurs plans locaux d’urbanisme de la couronne niçoise imposent, en zone ancienne, des gouttières et des descentes en métal, zinc ou cuivre, et écartent le PVC. Cette contrainte-là n’est pas négociable, et elle rend la colonne PVC des tableaux ci-dessus purement théorique pour bon nombre d’adresses. Le point se vérifie sur la page de votre commune avant de comparer des devis.

La cohérence avec l’existant, ensuite. Une descente en aluminium raccordée à un chéneau en zinc met deux métaux différents en contact, et l’un des deux se corrode plus vite. Ce n’est pas une question esthétique.

La durée, enfin. Le cuivre est le plus cher au mètre et le plus long à remplacer. Le PVC est le moins cher et le plus sensible aux écarts de température, ce qui, sur une façade plein sud, se traduit par des dilatations et des joints qui lâchent.

Une gouttière qui déborde : par où commencer

Par le haut, pas par la gouttière. Une descente qui régurgite ou une gouttière qui déborde au pied du mur vient rarement de la gouttière elle-même.

Trois causes, dans l’ordre de fréquence : un chéneau engorgé de mousses mortes descendues du versant, une pente perdue par affaissement des crochets, une rive ou un solin descellé qui renvoie l’eau au mauvais endroit bien avant qu’elle n’arrive à la gouttière.

Le geste utile consiste donc à monter, suivre le trajet de l’eau depuis l’égout de toit jusqu’au sol, et noter l’endroit où il se rompt. Ce relevé précède tout chiffrage, sans exception. Et quand les mousses sont en cause, le sujet n’est pas la zinguerie mais le démoussage, dont les prix sont détaillés dans la page sur le nettoyage au mètre carré. Chantier chiffré après visite.

Trois façons d’accéder à un toit : depuis une rue étroite, par le toit mitoyen, ou depuis une cour
Avant le prix vient l’accès : c’est lui qui décide de l’installation de chantier, et l’installation est la ligne que les fourchettes au mètre carré n’incluent jamais.
Questions

Les questions posées sur ce sujet

Faut-il remplacer tout le linéaire ou seulement la portion qui lâche ?

Cela dépend du matériau et de son état sur le reste du bâtiment. Sur un long linéaire, un raccord partiel finit par se voir, et deux zincs d’âges différents ne vieillissent pas au même rythme. Sur une maison basse, une portion suffit très souvent. Le critère n’est pas esthétique : c’est la tenue des crochets, l’état des soudures et la pente réellement mesurée, pas celle d’origine.

Un chéneau, est-ce plus cher qu’une gouttière ?

Oui, à linéaire égal, et pour deux raisons. Il est encaissé, donc son accès et sa dépose sont plus longs. Et il est soudé plutôt que simplement posé sur crochets, ce qui demande un travail de façonnage sur place. Prix-travaux-m2 le chiffre au même niveau que la gouttière zinc, de 42 à 85 € du mètre linéaire hors taxes main d'œuvre incluse, ce qui vaut pour un chéneau simple et non pour un ouvrage encastré dans un mur ancien.

Le PVC est-il un mauvais choix ?

Pas en soi. Il coûte moins cher, il ne se corrode pas, et sur une maison récente sans contrainte d’urbanisme, il tient parfaitement son rôle. Deux limites réelles cependant : il se dilate franchement sous le soleil, ce qui met les joints à l’épreuve sur une façade exposée, et il est écarté par plusieurs règlements de zone ancienne de la couronne niçoise. Ce n’est donc pas un choix technique mais un choix contraint, dans un cas sur deux.

Peut-on poser une gouttière sans échafaudage ?

Sur une maison basse avec un dégagement au pied du mur, une nacelle ou un échafaudage roulant léger suffit souvent. Sur un immeuble de plusieurs niveaux en rue étroite, non : il faut un échafaudage de pied monté sur la chaussée, donc une autorisation d’occupation temporaire du domaine public demandée à la commune avant la pose. Cette ligne, de 20 à 70 € du m², pèse souvent plus lourd que la gouttière elle-même sur une intervention isolée.

Les pages qui traitent ces chantiers

Les cinq postes de la zinguerie, chéneau et noue compris, sont détaillés sur la page qui leur est consacrée. Quand le débordement vient des mousses descendues du versant, c’est la page nettoyage et démoussage qui traite la vraie cause.

Demander un devis

Un chiffre lu ici, un devis vérifié chez vous

Ces fourchettes servent à savoir si un devis reçu tient debout. Elles ne remplacent pas un relevé : sur une toiture, l’état du support et la façon dont on accède au toit ne se lisent pas depuis le sol.

Demander un devis de toiture

Décrivez ce que vous voyez depuis le sol ou depuis la fenêtre du dessus, et dites-nous par où on accède au toit. C’est la première chose qu’un couvreur a besoin de savoir.

Votre demande part à une seule entreprise de couverture de la zone. Elle n’est ni revendue, ni diffusée à un réseau.